Edito - édition 2019

Fin juin 1969 – Émeutes de Stonewall.
Depuis 50 ans et dès les aux beaux jours, les orientations sexuelles et identités de genres marginalisé.és s’affirment haut et fort en défilant dans les Marches des Fiertés, là où c’est possible, mais également lors de festivals des cultures queer.

La seizième édition de CinéPride est de retour pour vous offrir une sélection de fictions, de documentaires et de courts-métrages qui évoquent chacun à leur manière la diversité de ces représentations LGBTI+, quelle que soit leur provenance. Cette année on vous emmène donc au Japon, au Canada, en Espagne, aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Brésil, en Argentine, mais aussi en Pologne, en Grèce et en Slovénie.

Par les images et les discours, SE DIRE par les moyens numériques d’aujourd’hui, Coming Out en partenariat avec l’association Contact présente 19 témoignages de parcours individuels à travers lesquels « les personnes comme nous, qui ont peur et ne peuvent pas être elles-mêmes sachent qu’elles ne sont pas une erreur. Qu’elles ne sont pas seules.»
Avec Bixa Travesty, – le « trav-tapette » – le discours devient plus engagé. Linn chante et déconstruit tous les stéréotypes dans un Brésil gouverné aujourd’hui par Bolsonaro.

Dans cette édition de Cinépride vous suivrez d’autres parcours de personnes qui tentent de se construire une nouvelle vie – Venus qui jongle avec humour entre transition et parentalité ; Nina prise entre un projet d’enfant et une rencontre qui va tout changer ; Hard Paint (Tinta Bruta) and The Blond One (Un Rubio) illustrant un possible bonheur en milieu hostile.

Comme chaque année, le festival accueille des associations pour échanger avec ses spectateur.rices : L’Autre Cercle interviendra sur les discriminations au travail après la projection de The Lavender Scare et la Commission Droit d’Asile de NOSIG présentera la situation des migrant.es LGBTI+ en exil après Les Lucioles (Luciernagas).
Et avant un voyage déjanté dans le Japon queer des années 60, Laurent DeLaNuit vous présentera le stupéfiant Les Funérailles Des Roses.

Les incontournables du festival sont aussi les nocturnes du vendredi et du samedi, qui explorent d’autres territoires avec la projection de Las Hijas Del Fuego, porno lesbien, prix du meilleur film argentin au Festival International du Cinéma Indépendant de Buenos Aires.
La grande soirée courts-métrages est également renouvelée pour connaître le même succès que l’année dernière. Vous pourrez ensuite faire vos plus beaux moves au Ferrailleur avec une soirée organisée par le collectif Usées Coutumes.

CinéPride, c’est aussi des avant-premières, avec dès l’ouverture, le très attendu Portrait De La Jeune Fille En Feu de Céline Sciamma, en sa présence – un des films forts de Cannes 2019. Jacques Ducastel et Olivier Martineau viendront également pimenter le festival en présentant Haut-Perchés, leur nouveau film. La touche finale reviendra à The Blond One (Un Rubio) de Marco Berger, qui fera la clôture.

Pour la deuxième année consécutive, vous pourrez aussi voter pour votre film et court métrage préféré.

Rendez-vous nombreux.ses, déterminé.es, ouvert.es et festif.ves au Katorza du 11 au 16 juin pour vivre pleinement cette seizième édition du Festival CinéPride !

L’équipe CinéPride 2019